Gare de Rennes
S’il me fallait choisir un lieu – afin de dénouer quelques uns des fils, presque invisibles qui me relient à la ville – je me rendrais sans détour à la gare de Rennes, par un temps d’hiver, où la pluie coulera sur mon visage pour dissimuler mes larmes de tristesse.
Où la pluie tombera tellement fort, qu’elle déformera la statue du cheval qui rayonne à la lumière du jour.
Où la pluie coulera sur la structure de vagues quand le bruit du tonnerre s’entendra fort et que le vent sera devenu une tempête.
À ce moment-là, je pourrai déverser ma tristesse pour que les vagues l’emportent à jamais, afin de laisser place à la joie.
Djamele 4e 6
Ballade
S’il me fallait choisir un lieu – afin de dénouer quelques uns des fils, presque invisibles, qui me relient à la ville - je me rendrais sans détour à la gare de Rennes. Celle-ci me ramène à la mer, celle où le cheval boit son reflet, là où les bâtons se déforment dans l’eau, tels un zigzag aquatique.
Durant le chemin, un homme de débris me tendra la main. Sur le chemin, les bâtisses modernes et anciennes se dresseront autour de moi.
Sans oublier le TNB qui ondule au centre de la ville. Je continuerais ma balade par les terrasses des cafés et restaurants qui me ramèneront, grâce au soleil, à mes chères vacances.
Ensuite j’irais brouter avec une vache dans sa prairie urbaine. J’irais aussi me baigner avec un poisson géant et je surferais au Mur de la ville, là où les palmiers s’épanouissent par je ne sais quels moyens.
Je terminerais ma course dans le carrousel qui égaye la place et mon cœur d’enfant par ses couleurs.
Maryam S. 4e 4
Apaisée
S’il me fallait choisir un lieu afin de dénouer quelques uns des fils, presque invisibles, qui me relient à la ville
je me rendrais sans détour à la Gare de Rennes ;
j’observerais la statue du cheval reflet qui me transportera à la mer,
puis je lèverais les yeux au ciel pour cueillir des radis sur les murs des immeubles,
comme si je me rendais au marché des Lices près de la Chrysalide de Tristan et Yseult.
Je me rendrai ensuite à la place de Bretagne habillée de fleurs oranges signes de paix et de sécurité.
L’âme apaisée je converserai avec les naïades aux couleurs apaisantes.
Sara 4e 6
Éblouissements
Éblouis devant cette sculpture : un cheval avec de longues jambes tordues. À côté, un merle d’un noir magnifique.
Et cet art magistral de Blu : une personne peinte avec plusieurs objets électroniques.
Puis ce gigantesque tableau digne de s’être affiché sur le M.U.R. de cette magnifique ville de Rennes. Ce poisson qui mélange trois couleurs différentes : rouge, blanc, noir… mathématique…
Je continue de me promener l’âme apaisée en regardant cette incroyable ville et ses radis attachés aux murs, qui me rappellent la végétation, un potager familier.
Adam 4e 6
Odorico
S’il me fallait choisir un lieu – afin de dénouer quelques uns des fils, presque invisibles qui me relient à la ville – je me rendrais sans détour vers Odorico, où je plongerais mon regard dans les graphiques de mosaïques réalisés sur la peau des immeubles ; là mon regard rempli de désespoir trouvera la lune pour ressentir le vent froid de l’hiver, caresser ma peau pour me réconforter.
Sur un chemin de fer, je trouverai le soleil de l’été, réchauffer mon cœur pour me rendre heureuse. À ce moment-là, je détacherai mes yeux de cette mosaïque, mon regard changera.
Djamele 4e 6
La ville, les lieux du Blosne
S’il me fallait choisir un endroit, afin d’observer ce qui m’entoure, et des cordes qui me relient au quartier du Blosne, je me rendrais sans réfléchir à la poste.
J’abandonnerais derrière moi les chèques et les lettres de la poste. Devant la pharmacie, très lumineuse, beaucoup sont là avec l’espoir que leur maladie quitte leur âme.
Le métro, le bus puis d’autres choses…
Le vendredi, je laisserais Gisèle Halimi au cimetière, l’autrice de La farouche liberté, respirer en paix près des siens.
Je retournerais bien vers le Triangle qui nous dirige vers la lecture de la ville. Mais avant d’y accéder, il est très utile de faire abstractions des choses gênant mon chemin.
Ensuite, j’irais voir ailleurs si l’air est meilleur. L’automne, les feuilles quitteront lentement leur habitat en touchant la face dure du sol. L’été l’herbe se fait sentir et traverse la respiration. L’endroit est rempli de chaque pas venant des personnes passant par là.
Ceux qui regardent les rails bougeront lors du passage du train.
Sur l’autre côté du parc des Hautes Ourmes, sur le plan de la ville, je trouverais un paysage couvert, une sorte de forme géométrique. J’avancerais sans savoir où aller, puis je me retrouverais au point de départ.
Myriam 4e 6
Folle ville
Les fous de la gare qui l’insultent sans aucune raison,
Les personnes que je connais et tous les souvenirs que nous nous rappelons,
Les décors de la ville, en pixel,
Que ce soient des choses anciennes ou nouvelles
Et dans certaines rues, des graffitis
Qui pour les bourgeois sont un art de bandit.
Dans les rues de Sainte Anne se trouvent des bars
Là où les gens profitent et se retrouvent tard.
Déjan 4e 4
Rennes
S’il me fallait choisir un lieu,
Je me rendrais à la gare.
Je laisserais derrière moi les voyageurs.
Je me rendrais vers l’église pour y trouver la paix.
Je remonterais la rue pavée qui mène au manège.
Lana 4e 4